Maria-Helena Vieira da Silva
Maria-Helena Vieira da Silva (1908-1992) La Ville Fermée, 1965 Estimation :400 000 – 600 000€

Art de L’avant-garde à nos Jours : 1918-2021 chez Bonhams Cornette de Saint Cyr

Paris – Une œuvre exceptionnelle de Maria-Helena Vieira da Silva (1908-1992) intitulée La Ville Fermée sera le lot phare de la vente Art de l’Avant-Garde à nos jours : 1918-2021 organisée par Bonhams Cornette de Saint Cyr le 1er décembre à Paris. Cette vente proposera entre autres une section consacrée à la Seconde Ecole de Paris, une autre à l’Art Italien et une dernière au courant Abstraction-Création.

Les villes réelles ou imaginaires occupent une place majeure dans la peinture de Vieira da Silva. Ses compositions évoquent des réseaux de rues, des façades d’immeubles ou des paysages urbains dans la brume, représentés comme des labyrinthes aux perspectives impossibles et à la gamme chromatique réduite. Cette Ville Fermée possède ces caractéristiques et pourrait être Lisbonne. La ville natale de l’artiste a fortement influencé l’œuvre de Vieira da Silva, qui la quitte à l’âge de vingt ans pour Paris. Un enchevêtrement complexe de lignes et de plans éclatés en facettes occupe le centre de cette toile comme un miroir brisé en mille morceaux ou comme un vitrail cloisonné au pinceau gris-bleu. (Estimation : 400 000 – 600 000€). Une autre artiste femme remarquable est l’artiste polonaise constructiviste Katarzyna Kobro (1898-1951) représentée dans la section Abstraction-Création avec un Paysage marin qui est une très rare œuvre en plâtre de 1934-1935 estimée 350 000-450 000€. Ce bas-relief, récemment retrouvé, dont l’existence jusqu’à présent était seulement attestée par une photo, a été longtemps considéré à tort comme un de ses nus. Il se caractérise par un travail de la surface du plâtre modelé, à la fois équilibré et riche et par un jeu subtil de la ligne douce et ondoyante qui enveloppe toute la forme. On ressent l’impression d’un organisme en mouvement qui n’est pas sans rappeler le processus de la création de la vie et de son dépérissement.

Dernières dans Art

© 2022 Tous droits réservés. Martin Cid Magazine.